Un drame a frappé la ville de Fès (Au nord du Maroc) dans la nuit du mardi 9 au mercredi 10 décembre. Deux immeubles se sont effondrés dans un quartier très dense, faisant au moins 22 morts et 16 blessés. L’effondrement est survenu alors qu’une fête était organisée pour célébrer une naissance.
Les circonstances du drame
Sur les images diffusées peu après le drame, on voit des habitants tenter de déblayer eux-mêmes les décombres à l’aide de pelles et de pioches, espérant retrouver des survivants. Rapidement, les secouristes sont arrivés pour évacuer les victimes et sécuriser la zone.
Des voisins dénoncent des constructions anarchiques. « À 23h30, on a vu l’effondrement d’un immeuble et une minute après, l’autre immeuble s’est écroulé. Il y avait une famille de quatre personnes et une autre de cinq. C’est l’État qui leur avait donné ce terrain et ils ont construit leur maison eux-mêmes », a témoigné un résident à FranceInfo.
Des médias locaux affirment que l’un des immeubles de quatre étages ne disposait d’un permis de construire que pour deux étages, soulevant des interrogations sur le respect des règles d’urbanisme.
Cet incident rappelle d’autres effondrements récents au Maroc. Le 9 mai 2025, à Fès déjà, un immeuble s’était écroulé, causant neuf morts. Le bâtiment avait pourtant été signalé comme dangereux dès 2018, mais certains habitants y étaient restés par manque de ressources financières. À Casablanca, le 22 mai 2024, un immeuble s’est également écroulé, mais avait été évacué la veille, évitant toute victime.
Selon les autorités marocaines, près de 38 800 immeubles dans le pays seraient menacés d’effondrement, ce qui soulève des inquiétudes sur l’état du bâti et la sécurité des habitants.