Le Togo prépare la construction d’une nouvelle centrale thermique de 120 MW à Lomé. Installée sur le site de la Centrale thermique de Lomé (CTL), cette infrastructure doit contribuer à renforcer les capacités de production électrique du pays, alors que la demande continue de progresser et que le système reste confronté à des besoins importants en capacité disponible.
Le projet est porté par le gouvernement avec le concours financier de la Banque mondiale. Il s’inscrit dans le cadre du Pacte national de l’Énergie adopté au titre de l’initiative « Mission 300 ». Cette dernière vise notamment à accélérer l’accès à une électricité fiable et abordable en Afrique.
Une demande électrique en forte progression
Selon les données communiquées dans le cadre du projet, la pointe de consommation électrique du Togo a atteint environ 360 MW au premier trimestre 2026. Cette demande progresse d’environ 10 % par an, accentuant les besoins du pays en capacités de production capables de fonctionner lorsque la demande atteint ses niveaux les plus élevés.
La future centrale thermique doit ainsi répondre au déficit de capacité « pilotable » du système électrique national. Il s’agit de disposer d’une capacité pouvant être mobilisée en fonction des besoins du réseau, notamment lors des périodes de forte consommation. L’objectif est donc de renforcer la disponibilité de l’électricité et, à terme, de contribuer à une meilleure stabilité de l’approvisionnement électrique.
Le projet prévoit donc la construction d’une centrale thermique fonctionnant au gaz naturel, avec la possibilité d’utiliser un combustible liquide en appoint. Elle sera constituée de plusieurs groupes moteurs bicombustibles et devrait être raccordée au réseau de transport électrique à 161 kV.
Le marché envisagé comprend la conception, la fourniture des équipements, l’installation, les essais et la mise en service de l’infrastructure. Il prévoit également la formation du personnel ainsi qu’un dispositif de maintenance après la réception provisoire de la centrale. La préparation du site et la réalisation de l’étude d’impact environnemental et social restent à la charge du maître d’ouvrage.
Une procédure envisagée pour fin 2026
Avant le lancement de la procédure de sélection, le gouvernement souhaite consulter les acteurs du secteur afin de recueillir leurs observations sur le projet, ses exigences techniques, ses risques et ses opportunités.
Le lancement de la procédure de sélection est envisagé au quatrième trimestre 2026. Les constructeurs et ensembliers disposant d’une expérience dans la réalisation clé en main de centrales thermiques de puissance comparable sont notamment ciblés. Les opérateurs spécialisés dans la maintenance des moyens de production thermique sont également concernés. Les entreprises togolaises et de la sous-région susceptibles d’intervenir comme sous-traitants sont aussi invitées à participer à cette phase de consultation.
Cette démarche ne constitue toutefois pas encore un appel d’offres ni une procédure de préqualification. Elle vise principalement à permettre au gouvernement d’évaluer l’intérêt du marché et d’affiner la préparation du futur marché.
Avec cette nouvelle capacité de 120 MW, le Togo cherche ainsi à renforcer son dispositif de production face à une consommation électrique appelée à continuer de croître.
