Le cancer de prostate représente 1,8 % des cas de cancer recensés au Togo en fin 2022. Longtemps associé aux hommes âgés, ce type de cancer touche désormais des patients de plus en plus jeunes, parfois dès l’âge de 30 ans. Une tendance inquiétante qui interpelle les professionnels de santé.
Les facteurs de risque du cancer de prostate
Selon les spécialistes, l’âge reste le principal facteur de risque. Plus de 80 % des cas sont diagnostiqués après 65 ans, avec un pic notable après 50 ans. Cependant, d’autres éléments entrent en jeu. Une alimentation riche en graisses animales, la consommation excessive de viande rouge et de produits transformés, ainsi que l’obésité et la sédentarité, sont autant de facteurs aggravants. L’exposition prolongée à un taux élevé de testostérone peut aussi favoriser le développement du cancer.
Les antécédents familiaux pèsent lourd dans la balance. Avoir un père, un frère ou un oncle atteint double, voire triple le risque. Le danger est plus important si plusieurs membres de la famille ont été touchés, notamment avant 65 ans.
Les signes annonciateurs et prévention
Les signes annonciateurs sont souvent discrets. Parmi eux : un besoin fréquent d’uriner la nuit, une difficulté à uriner, un jet faible ou interrompu, des douleurs à l’éjaculation, ou encore la présence de sang dans les urines ou le sperme. Pourtant, la maladie est souvent asymptomatique dans ses débuts, rendant le dépistage encore plus crucial.
« Pas de possibilité de prévenir le cancer de la prostate, il faut plutôt le diagnostic précoce » a affirmé Dr PADJA Essodina, urologue au CHU sylvanus olympio.
La prévention du cancer de la prostate repose sur un mode de vie sain, une bonne hygiène alimentaire, et surtout une vigilance médicale régulière. Le dépistage précoce permet souvent de détecter la maladie à un stade précoce et donc de mieux la traiter.