Le Conseil de l’Ordre National des Médecins du Togo (ONMT) dénonce des violations graves des principes de la déontologie. Cette alerte succède la libération du Dr Ayitévi Firmin Elom HOUNOU-ADOSSI. Dans un communiqué publié ce week-end, l’instance professionnelle s’insurge contre des faits jugés contraires à l’éthique médicale, notamment dans le traitement réservé aux personnes privées de liberté.
Le Conseil salue la mobilisation de la communauté médicale, des organisations de la société civile, ainsi que des institutions républicaines. Pour l’ONMT, cet élan collectif a permis une libération qu’il qualifie de « victoire de la solidarité professionnelle ».
Mais au-delà de cette issue, l’Ordre attire l’attention sur les conditions de détention du Dr HOUNOU-ADOSSI. Il évoque des pratiques contraires à la dignité humaine. Le Conseil se réfère notamment à l’article 16 du Code harmonisé de déontologie médicale de la CEDEAO. Cet article interdit toute forme de torture, qu’elle soit physique ou mentale.
Déontologie : L’ONMT rappelle les textes
L’Ordre rappelle aussi plusieurs textes internationaux et nationaux. Le serment d’Hippocrate, la Déclaration de Lisbonne, le Code international d’éthique médicale, ou encore les articles 14 et 15 des codes togolais et communautaires. Tous condamnent l’implication directe ou indirecte d’un médecin dans des actes portant atteinte à l’intégrité des détenus.
Selon le Conseil, ces règles doivent être scrupuleusement respectées. Elles fondent la relation de confiance entre le soignant et le patient, quel que soit le contexte.
L’ONMT invite la population à signaler tout acte médical suspecté de violer l’éthique. Un canal de saisine officiel est ouvert à cet effet. Il rappelle enfin aux médecins en exercice leur obligation de se conformer aux règles déontologiques. Le principe « d’abord, ne pas nuire » doit, selon lui, rester la boussole de toute intervention médicale.