Après des mois de crispations, un vent d’apaisement souffle sur les relations entre le Ghana et les États-Unis. Le 11 septembre, le président John Dramani Mahama a officialisé un accord avec Washington pour accueillir, à la demande américaine, des ressortissants d’Afrique de l’Ouest expulsés du territoire américain.
Cet engagement a ouvert la voie à un dégel diplomatique. En contrepartie, l’ambassade des États-Unis à Accra a annoncé sur X le rétablissement de la validité maximale des visas non-immigrants pour les Ghanéens : désormais cinq ans avec entrées multiples, contre trois mois avec entrée unique auparavant.
Visas américains
Selon le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, cette avancée est « le fruit de plusieurs mois de négociations diplomatiques ». Elle intervient après une période tendue, marquée par l’imposition de droits de douane sur les produits ghanéens et des restrictions sévères sur les visas de plusieurs pays africains, dont le Ghana, le Nigeria, le Cameroun et l’Éthiopie.
Depuis le début du mois, au moins 14 ressortissants ouest-africains ont déjà été renvoyés au Ghana dans le cadre de l’accord. Si les détails demeurent confidentiels, le geste d’Accra apparaît comme un pas stratégique pour restaurer une coopération équilibrée avec Washington et faciliter les mobilités entre les deux pays.