L’intelligence artificielle (IA) pourrait devenir un véritable accélérateur de développement pour l’Afrique et les autres pays à revenu faible ou intermédiaire. C’est la principale conclusion du Rapport sur le développement dans le monde 2026, publié par la Banque mondiale.
Selon l’institution, l’IA pourrait permettre à ces pays de réaliser, en 10 ans, des progrès qui auraient nécessité près d’un siècle. Pour y parvenir, les gouvernements devront toutefois investir massivement dans l’électricité, l’accès à Internet, les compétences numériques et le renforcement des institutions.
La Banque mondiale estime également que les pays en développement n’ont pas besoin de créer leurs propres modèles d’intelligence artificielle. Ils gagneraient davantage à adapter les technologies déjà existantes à leurs besoins et à leurs réalités locales.
Le dévéloppement de l’Afrique
Le rapport indique par ailleurs que 16,2 % des emplois dans les économies en développement pourraient voir leur productivité augmenter grâce à l’IA, tandis que le risque d’automatisation y reste relativement faible.
En Afrique subsaharienne, où de nombreuses écoles rurales ne disposent toujours ni d’électricité stable ni d’un accès fiable à Internet, la Banque appelle à combler ces déficits afin que le continent puisse tirer pleinement parti de cette révolution technologique. Elle insiste également sur la nécessité de mettre en place des règles pour protéger les données personnelles, réduire les inégalités et renforcer la confiance dans l’utilisation de l’IA.
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