La République Démocratique du Congo (RDC) a annoncé lundi une suspension de 4 mois des exportations de cobalt. Cette mesure vise à éviter une surproduction et à stabiliser les prix sur le marché mondial. Premier producteur mondial de ce minerai stratégique, le pays entend ainsi protéger ses intérêts économiques, selon LSI-AFRICA.
Une suspension aux enjeux économiques majeurs
L’Autorité de Régulation et de Contrôle des Marchés des Substances Minérales Stratégiques (ARECOMS), sous tutelle du ministère des Mines, a précisé que cette suspension concerne toutes les formes d’exploitation : industrielle, semi-industrielle, artisanale et à petite échelle. Une réévaluation aura lieu après trois mois pour ajuster la mesure si nécessaire.
Créée en 2019, l’ARECOMS joue un rôle clé dans la gestion des ressources stratégiques du pays. Elle encadre notamment l’exploitation artisanale, qui représente une part significative de la production congolaise. D’après Global Data, la production de cobalt en RDC devrait atteindre 244 kilotonnes en 2024, soit plus de 80 % de l’offre mondiale.
Le cobalt est essentiel à la fabrication des batteries rechargeables utilisées dans les véhicules électriques, les smartphones et divers appareils électroniques. En RDC, son extraction est principalement concentrée dans le Katanga, où coexistent exploitation industrielle et artisanale.
Avec cette suspension, la RDC cherche à mieux maîtriser l’exportation de son cobalt et à préserver sa position dominante sur le marché mondial.