Le président nigérian Ahmed Bola Tinubu a récemment promulgué une loi sur les investissements et les valeurs mobilières. Cette dernière classe les cryptomonnaies comme des titres financiers supervisés par la Securities and Exchange Commission (SEC). Cette nouvelle réglementation vise à renforcer la transparence du marché, protéger les investisseurs et encadrer les entreprises de crypto-actifs.
Avec cette loi, les cryptomonnaies tombent sous la juridiction de la SEC du Nigeria. Les entreprises du secteur devront respecter des règles strictes en matière de transparence, d’enregistrement et de lutte contre le blanchiment d’argent. Cette réforme vise à lutter contre les fraudes et à renforcer la confiance des investisseurs.
Un cadre réglementaire pour au Nigéria
En instaurant un cadre légal pour ces actifs, le pays ambitionne de devenir un centre d’innovation crypto en Afrique. Cette législation pourrait encourager les investissements locaux et étrangers, tout en générant de nouvelles recettes fiscales. Le pays affiche déjà l’un des taux de possession de portefeuilles crypto les plus élevés au monde.
Avant cette loi, la SEC avait accordé en août 2024 des licences provisoires à deux plateformes, Quidax et Busha. Cette décision marquait un assouplissement de la réglementation après l’interdiction totale des transactions crypto par les banques en 2021.
Au-delà des cryptomonnaies, la loi élargit la définition des valeurs mobilières aux contrats d’investissement. Elle impose aux opérateurs et plateformes d’échange de respecter des normes strictes pour mieux protéger les investisseurs. La SEC voit ainsi son autorité renforcée, avec des pouvoirs accrus pour surveiller le marché et réduire les risques systémiques.