Le Togo a connu ce vendredi 9 janvier 2026 ses premières pluies de l’année, un événement qui a suscité à la fois surprise, inquiétude et humour parmi les habitants. Si certains y voient le signe du début de l’harmattan, d’autres y lisent plutôt un rappel des effets du changement climatique, déjà perceptibles dans le pays.
Dans la capitale (Lomé) et ses environs, la pluie a rapidement causé des perturbations. Les habitants de Baguida ont été parmi les premiers à ressentir les conséquences : les rues se sont retrouvées partiellement inondées, ralentissant la circulation et compliquant les activités commerciales. Le Port Autonome de Lomé, zone stratégique pour le commerce, a vu ses abords inondés, rendant difficiles les opérations quotidiennes. Adakpamé, Agoè 2 Lions, Adamavo, quartiers denses de Lomé, n’ont pas été épargné. Les riverains ont lancé un véritable SOS sur les réseaux sociaux.
Réactions de quelques internautes sur les pluies
Les internautes togolais n’ont pas tardé à partager leurs réactions sur les réseaux sociaux. Certains se plaignent des inondations dans leurs maisons : « Moi, ma maison est déjà pleine de crapauds », ou encore « On va encore dormir avec les crapauds aujourd’hui ». « Baguida est déjà inondée… le grand marché de Lomé n’en parlons plus », ou encore « Le ciel s’assombrit à Adétikopé, on dirait la fin du monde. Ma famille et moi sommes déjà dans l’arche Ebo Noah au Ghanan, on ne sait jamais ».
D’autres adoptent un ton plus ironique : « Chez nous, c’est carrément la neige hahaha » tandis que certains évoquent des images apocalyptiques : « Le ciel s’assombrit à Adétikopé, on dirait la fin du monde ».
Plusieurs quartiers ont été cités comme particulièrement touchés par cette première pluie : Attiegou, Togblékopé, Agoè 2 Lions, Baguida, Adakpamé, Adamavo, le Port Autonome, le grand marché de Lomé pour ne citer que ceux-là. Dans ces zones, les habitants ont vu leur quotidien perturbé, et certains commerçants ont dû protéger leurs marchandises contre les eaux.
L’intérieur du pays n’a pas été épargné. À Vogan, la pluie a également causé des désagréments, notamment sur le marché ‘’Gbéké’’ où plusieurs étals ont été affectés. Les internautes rappellent en plaisantant que l’eau de 2025 n’est pas encore évacuée : « On ne peut pas appeler ça 1ère pluie de l’année. En vrai l’eau de 2025 n’est pas encore fini».
Si la population togolaise se prépare au retour de l’harmattan, le phénomène météorologique sec et poussiéreux qui souffle chaque année sur la région, cette première pluie rappelle aussi que le pays est de plus en plus exposé aux aléas climatiques. Les inondations fréquentes et l’augmentation des températures sont autant de signes que le Togo, comme d’autres pays de la sous-région, doit renforcer ses infrastructures urbaines et systèmes de drainage pour protéger ses habitants.
Les Mbinguistes, confrontés à la neige
Pendant ce temps, à l’international, certains pays occidentaux, tels que la France, l’Allemagne et les États-Unis, font également face à des conditions extrêmes, avec neige abondante et froid intense.
Pour les habitants de Lomé et ses environs, cette première pluie est donc un mélange d’événement naturel et de signal d’alerte climatique. Les réactions sur les réseaux sociaux montrent à quel point la population est à la fois résiliente et créative pour faire face aux imprévus : de l’humour aux alertes sérieuses, chaque commentaire reflète le vécu quotidien face à la météo.
En conclusion, que cette première pluie marque réellement le début de l’harmattan ou qu’elle soit simplement un signe des variations climatiques, elle rappelle l’urgence d’une meilleure gestion des infrastructures urbaines, d’une prévention efficace des inondations et d’une sensibilisation des populations aux enjeux climatiques. Le Togo se prépare à une année où la météo pourrait surprendre autant qu’elle interpelle.