Au Togo, la volaille domine le paysage de l’élevage. Selon les données préliminaires du 5ᵉ Recensement National Agricole (RNA-5), 50 % des ménages pratiquant l’élevage s’occupent principalement de volailles. Les caprins arrivent en 2è position avec 21 %, tandis que les bovins représentent seulement 7 % du cheptel national.
Ce mode d’élevage, essentiellement à petite échelle, reste crucial pour l’économie des zones rurales. Il constitue une source importante de revenus et de protéines animales pour les familles, mais souffre encore d’un encadrement insuffisant. Manque de services vétérinaires, faible structuration de la filière et accès limité au financement freinent son développement.
La volaille, moteur principal de l’élevage togolais
Le ministère de l’Agriculture, initiateur du recensement, entend s’appuyer sur ces données pour mieux orienter ses politiques publiques. L’un des objectifs est de moderniser les chaînes de valeur, renforcer les capacités techniques des éleveurs et améliorer la résilience du secteur face aux effets du changement climatique.
Lancée en avril 2025, la seconde phase du Recensement National Agricole s’intéresse désormais aux productions vivrières, à la pêche et à l’arboriculture. Elle permettra de dresser un portrait plus complet de l’agriculture togolaise afin de guider les choix stratégiques et améliorer les conditions de vie en milieu rural.