Un changement important dans la gestion administrative des déplacements officiels et des documents de voyage des plus hautes autorités togolaises est désormais en vigueur. Par une lettre circulaire datée du 17 juin 2025, la Présidence du Conseil annonce que toutes les demandes liées aux missions officielles à l’étranger, aux sorties du territoire national et aux passeports de service doivent impérativement être soumises au Président du Conseil.
Ce rappel à l’ordre des togolais concernés s’appuie sur l’article 50 de la nouvelle Constitution togolaise, promulguée le 6 mai 2024, qui renforce les pouvoirs de coordination du Président du Conseil, désormais pilier central de l’exécutif dans le nouveau régime parlementaire adopté par le pays.
Dans cette lettre circulaire n°25-1095/PC/SG, signée par Mme Ablamba Ahoéfa Johnson, Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, les instructions sont adressées à un large spectre des plus hautes autorités : Présidents des Institutions de la République, Ministre d’État, Ministres et Ministres délégués.
« Toute demande d’ordre de mission, d’autorisation de sortie du territoire national et d’établissement ou de renouvellement du passeport de service doit être soumise au Président du Conseil. Aussi, lesdites demandes doivent être déposées au Cabinet de la Présidence du Conseil », précise le document.
Cette disposition entend centraliser et rationaliser les sorties officielles des personnalités de l’État, dans un souci de coordination gouvernementale renforcée et de suivi diplomatique.
La réforme constitutionnelle de 2024, ayant instauré un régime parlementaire, a redéfini la répartition des pouvoirs exécutifs. Le Président du Conseil, désormais chef de l’exécutif, dispose de nouvelles prérogatives en matière de gestion des affaires gouvernementales, y compris les relations internationales et les missions à l’étranger.
Cette lettre s’inscrit donc dans la logique de mise en œuvre concrète de la réforme, en rappelant à chaque acteur institutionnel les nouveaux circuits de validation des missions.
Impacts attendus au Togo
Cette nouvelle procédure permet une meilleure traçabilité des déplacements officiels, une planification plus cohérente des missions à l’international, et un renforcement du contrôle administratif.
Des ajustements organisationnels sont à prévoir au sein des différents ministères et institutions pour se conformer à cette directive. À court terme, il est probable que les délais de traitement de certaines demandes soient affectés, le temps que les circuits s’adaptent à la centralisation exigée.