En 2025, le blanchiment d’argent reste une menace majeure dans l’Union Economique Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Cinq (5) pays, affichent les niveaux de risque les plus élevés, selon le dernier rapport du Basel Institute on Governance.
Ce classement s’appuie sur 17 indicateurs issus du Groupe d’action financière, de Transparency International et de la Banque mondiale. Les pays sont évalués selon trois niveaux : risque faible, moyen et élevé. Plus le score est proche de 10, plus le pays est considéré comme vulnérable aux flux financiers illicites.
Dans l’UEMOA, les écarts restent marqués, avec un noyau dur de pays classés à risque élevé.
1. Guinée-Bissau
Avec un score de 7,30, la Guinée-Bissau arrive en tête dans l’espace UEMOA. Le pays reste confronté à des faiblesses structurelles en matière de gouvernance et de contrôle des circuits financiers. Cette situation en fait une zone particulièrement sensible pour les activités de blanchiment.
2. Niger
Le Niger suit avec un score de 6,84. Le contexte sécuritaire, marqué par l’instabilité dans certaines zones, fragilise les mécanismes de surveillance financière. Le pays figure parmi les plus exposés sur le continent.
3. Togo
Avec un score de 6,44, le Togo se classe troisième dans l’UEMOA. Malgré des efforts en matière de régulation, le pays reste dans la catégorie « risque élevé ». Les défis portent notamment sur le renforcement des dispositifs de contrôle et la traçabilité des flux financiers.
4. Bénin
Le Bénin enregistre un score de 6,33. Le pays a engagé certaines réformes, mais celles-ci ne suffisent pas encore à faire baisser significativement son niveau de risque. Il reste exposé aux circuits financiers informels.
5. Mali
Le Mali complète ce top 5. L’instabilité politique et sécuritaire continue d’impacter l’efficacité des dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent, maintenant le pays dans une zone de vulnérabilité élevée.
Blanchiment d’argent: un basculement vers le risque moyen
La Côte d’Ivoire affiche une évolution notable avec un score de 6,05. Le pays passe dans la catégorie « risque moyen », grâce à un renforcement du cadre législatif et des mécanismes de surveillance.
Les autorités ont intensifié les réformes pour répondre aux exigences internationales, notamment celles du Groupe d’action financière, alors que le pays figurait parmi les juridictions sous surveillance.