Le hantavirus revient au centre de l’actualité sanitaire mondiale après l’apparition de plusieurs cas liés au bateau de croisière MV Hondius. Ledit virus a déjà fait plusieurs victimes. Mais qu’est-ce réellement que le hantavirus ? Comment se transmet-il et faut-il s’inquiéter ?
Le hantavirus tire son nom de la rivière Hantan, située en Corée du Sud, où cette famille de virus a été identifiée pour la première fois dans les années 1970. Depuis, plusieurs souches ont été détectées dans le monde, notamment en Amérique latine.
Contrairement au COVID-19, le hantavirus ne se transmet généralement pas facilement d’une personne à une autre. Il est principalement transmis par les rongeurs infectés.
Comment attrape-t-on le hantavirus ?
La contamination survient le plus souvent lorsqu’une personne inhale des poussières contaminées par l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs porteurs du virus.
Le danger peut se cacher dans :
- une cave mal aérée,
- un grenier fermé depuis longtemps,
- une grange ou un cabanon poussiéreux.
Dans certains cas plus rares, une morsure ou un contact direct avec un rongeur infecté peut également transmettre le virus.
La souche détectée à bord du MV Hondius est le virus des Andes, connu pour sa capacité rare à se transmettre d’humain à humain. Cette transmission a déjà été observée en Argentine et au Chili dans le cadre de contacts rapprochés au sein des familles.
La période d’incubation peut atteindre six semaines, ce qui explique la surveillance stricte des passagers du bateau.
Les symptômes
Le hantavirus peut provoquer :
- de la fièvre,
- des douleurs musculaires,
- une fatigue intense,
- des difficultés respiratoires graves.
La forme pulmonaire du virus peut être particulièrement dangereuse avec un taux de mortalité pouvant atteindre 40 %.
Les pays concernés
L’Argentine reste actuellement l’un des pays les plus touchés par la souche des Andes. Plusieurs cas liés au MV Hondius ont également été signalés dans différents pays :
- Pays-Bas,
- France,
- Royaume-Uni,
- Allemagne,
- Suisse,
- États-Unis.
L’OMS assure toutefois qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle pandémie comparable au COVID-19.
Comment se protéger contre le Hantavirus ?
En l’absence de vaccin ou de traitement spécifique, la prévention reste essentielle.
Avant de nettoyer une pièce restée longtemps fermée, il est recommandé d’ouvrir portes et fenêtres pendant au moins 30 minutes.
Il ne faut ni balayer ni aspirer directement les déjections de rongeurs. Les surfaces doivent être humidifiées avec de l’eau de javel diluée avant nettoyage.
Il est également conseillé de :
- boucher les trous,
- protéger les aérations,
- conserver les aliments dans des contenants hermétiques.
Pour l’OMS, le risque d’une grande épidémie mondiale reste faible. Toutefois, cette situation rappelle l’importance des gestes de prévention face à des virus parfois méconnus mais potentiellement mortels.
Le hantavirus n’est pas nouveau. Il circule discrètement depuis des décennies, souvent dans des lieux oubliés et poussiéreux. Une raison supplémentaire de rester vigilant face aux risques liés aux rongeurs et à l’hygiène des espaces fermés.