En 2026, cinq pays africains ont désormais choisi de s’approvisionner auprès de la raffinerie Dangote pour leur carburant. Parmi eux figure le Togo. Cette décision s’inscrit dans une dynamique de production régionale. Elle vise à réduire la dépendance aux marchés extérieurs et à renforcer l’autonomie énergétique du continent.
Le Togo en 1ère ligne des nouveaux partenariats
Parmi les nouveaux clients de la raffinerie, le Togo occupe une place stratégique. Aux côtés de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, de la Tanzanie et du Ghana, le pays s’inscrit dans une logique de sécurisation de son approvisionnement énergétique. Pour le Togo, cet accord représente un enjeu majeur : réduire la dépendance aux importations lointaines, souvent coûteuses et soumises à des délais d’acheminement importants.
Jusqu’ici, le pays dépendait en grande partie des marchés du Moyen-Orient et d’Asie pour satisfaire sa demande en produits pétroliers. Avec ce nouveau partenariat régional, le Togo pourrait bénéficier d’un accès plus rapide, plus stable et potentiellement moins coûteux aux produits raffinés, tout en renforçant sa coopération économique avec le Nigeria.
Une alternative aux importations coûteuses
Avant ces accords, les cinq pays concernés dépendaient majoritairement des importations internationales. Ces approvisionnements, bien que réguliers, restent onéreux en raison des frais logistiques élevés et des fluctuations du marché mondial. Le passage à une source régionale comme la raffinerie Dangote permet d’envisager une réduction des coûts et une meilleure fluidité dans la chaîne d’approvisionnement.
Pour la Côte d’Ivoire par exemple, qui importe une grande partie de ses produits pétroliers, ce nouveau partenariat représente un gain significatif en temps et en stabilité.
pays africains : Le Nigeria, nouveau centre énergétique
Ces accords redéfinissent également la position du Nigeria sur l’échiquier énergétique africain. Longtemps dépendant des importations de produits raffinés, le pays devient progressivement un pôle exportateur majeur grâce à la raffinerie Dangote.
Cette évolution renforce les échanges intra-africains et positionne le Nigeria comme un acteur stratégique du marché énergétique régional, notamment en Afrique de l’Ouest où son influence s’étend déjà dans le secteur électrique.
Une ambition continentale
Les accords conclus avec ces cinq pays posent les bases d’une ambition plus large : faire de l’Afrique un marché intégré des hydrocarbures. Mais cet objectif dépendra de la capacité de la raffinerie à maintenir sa production et à répondre à une demande croissante.
Entrée en service en janvier 2024, la raffinerie Dangote est l’une des plus grandes au monde avec 177 réservoirs de stockage, capables de contenir environ 4,742 milliards de litres de pétrole. Elle s’approvisionne en brut au Nigeria, dans d’autres pays africains, ainsi qu’au Moyen-Orient et en Amérique.
Malgré des débuts marqués par des difficultés d’approvisionnement en brut, l’installation poursuit son expansion. Sa mise en service constitue une étape historique pour le Nigeria, près de 67 ans après le début de la production pétrolière en 1957.
Avec ces avancées, la raffinerie Dangote s’impose comme un levier majeur de transformation du marché énergétique africain, avec un impact direct sur des pays comme le Togo, désormais intégré dans cette nouvelle dynamique régionale.