Le Togo figure parmi les pays les plus exposés au blanchiment d’argent dans l’espace UEMOA. C’est ce que révèle le rapport 2025 du Basel Institute on Governance à travers son indice anti-blanchiment.
Avec un score de 6,44 sur 10, le pays se classe 3e dans l’UEMOA et se situe dans la catégorie à « risque élevé ». Plus un score se rapproche de 10, plus le niveau de vulnérabilité est important. Le Togo occupe également le 16e rang en Afrique et le 27e au niveau mondial.
Le Bénin derrière le Togo
Dans la sous-région, la Guinée-Bissau arrive en tête avec un score de 7,30. Elle est suivie du Niger (6,84). Derrière le Togo, on retrouve le Bénin avec 6,33. Le Mali, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Sénégal suivent dans le classement.
À noter que la Côte d’Ivoire enregistre une amélioration. Avec un score de 6,05, elle passe dans la catégorie « risque moyen ». Le pays renforce ses dispositifs de lutte, sous l’impulsion des autorités, pour mieux répondre aux exigences du Groupe d’action financière.
Au niveau continental, la République démocratique du Congo apparaît comme le pays le plus exposé, avec un score de 7,63, le plaçant parmi les plus à risque au monde.
À l’inverse, certains pays africains affichent de meilleures performances. Le Botswana se distingue comme le moins exposé avec un score de 4,12. Il est suivi notamment des Seychelles, de l’île Maurice, de la Tunisie ou encore du Ghana.
Ce classement repose sur plusieurs indicateurs issus notamment du Groupe d’action financière, de Transparency International et de la Banque mondiale. Il met en lumière les efforts à poursuivre pour renforcer les dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent dans la sous-région.