Le géant technologique Meta Platforms, maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, a annoncé une nouvelle vague de restructuration majeure. Environ 8 000 postes seront supprimés en mai 2026, soit près de 10 % de ses effectifs, dans le cadre d’un repositionnement stratégique axé sur l’intelligence artificielle.
Cette décision, rendue publique fin avril 2026, s’inscrit dans une transformation profonde de l’entreprise, qui accélère ses investissements dans les technologies d’IA et les infrastructures numériques.
Un virage vers l’IA
Ces suppressions d’emplois interviennent alors que Meta multiplie les investissements pour développer des modèles d’intelligence artificielle avancés et construire de nouveaux centres de données. L’objectif affiché est de rester compétitif dans une course mondiale dominée par les grandes entreprises technologiques.
Selon un message interne signé par la directrice des ressources humaines, Janelle Gale, cette décision reste difficile mais jugée nécessaire.
« Ce choix est difficile et impliquera le départ de personnes ayant apporté une contribution significative à Meta durant leur passage parmi nous », indique la note.
Méta : Des indemnités annoncées
L’entreprise promet toutefois un accompagnement pour les employés concernés. Aux États-Unis, ils devraient recevoir une indemnité équivalente à 16 semaines de salaire de base, complétée par deux semaines supplémentaires par année d’ancienneté.
Hors des États-Unis, Meta précise que les indemnités seront similaires, mais adaptées aux législations locales. L’entreprise prévoit également un accompagnement à la recherche d’emploi, ainsi qu’un soutien en matière d’immigration pour les salariés concernés.
Une transformation déjà engagée
En début d’année 2026, Meta comptait environ 79 000 employés à travers le monde. Cette nouvelle réduction d’effectifs confirme une tendance déjà amorcée ces dernières années, marquée par plusieurs vagues de licenciements et une réorientation vers des secteurs jugés stratégiques.
L’entreprise devrait publier prochainement ses résultats du premier trimestre, dans un contexte de forte pression concurrentielle et d’investissements massifs dans l’intelligence artificielle.