Le tout premier centre de traitement post-récolte de cacao d’excellence du Togo sera officiellement inauguré le 23 mai prochain à Abréwankor, dans la préfecture de Wawa. Porté par le Comité de Coordination pour les filières Café et Cacao (CCFCC), ce projet ambitionne de renforcer la qualité du cacao togolais et d’accroître sa présence sur les marchés internationaux spécialisés.
La cérémonie d’inauguration du centre de traitement d’Abréwankor se tiendra le samedi 23 mai prochain. L’événement sera co-présidé par le ministre chargé de l’Économie et de la Veille stratégique ainsi que par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire.
Plusieurs personnalités nationales et internationales sont également annoncées à cette rencontre dédiée à la valorisation du cacao togolais.
Des invités internationaux attendus
Le directeur exécutif de l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO), ainsi que le directeur exécutif du Conseil Interprofessionnel des filières Cacao et Café du Cameroun, figurent parmi les invités. Des représentants du “Club des Chocolatiers Engagés” de France prendront aussi part à la cérémonie.
Pour les responsables du secteur, cette inauguration marque une étape importante dans la stratégie de promotion du cacao togolais sur les marchés internationaux du cacao fin et aromatisé.
Nouvel centre : 2 producteurs togolais à l’honneur
L’événement sera également marqué par la distinction de deux producteurs togolais récompensés lors du concours international “Cacao of Excellence 2025”.
Il s’agit d’Aboudou-Moumouni Maman et de Koffi Ekouadji, membres de l’Union des Sociétés Coopératives des Producteurs de Café et Cacao IBA COOP-CA basée à Badou. Les deux producteurs ont chacun obtenu une médaille d’or dans la catégorie Afrique et Océan Indien.
Cette union coopérative assurera d’ailleurs la gestion du nouveau centre d’excellence.
Construit sur une superficie de 1,37 hectare, le centre comprend plusieurs infrastructures modernes, notamment un magasin de stockage, un hall de fermentation, des tunnels de séchage, des dortoirs ainsi qu’un système d’électrification solaire.
Le projet, financé à hauteur de 160 millions de FCFA sur fonds propres du CCFCC, vise à améliorer durablement la qualité du cacao togolais et à accroître sa compétitivité à l’international.