Reporters sans frontières (RSF) a publié la semaine dernière son rapport 2026 sur la liberté de la presse. Selon les données, le Togo enregistre une progression de 4,53 points en l’espace d’un an. Son score passe ainsi de 48,03 en 2025 à 52,56 en 2026. Le pays occupe désormais la 8ᵉ place au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Malgré cette progression, le Togo reste en milieu de classement dans la sous-région. Le haut du tableau est dominé par un trio composé du Ghana, du Cap-Vert et de la Gambie, qui occupent respectivement les 39ᵉ, 40ᵉ et 46ᵉ places au niveau mondial.
Avec ce classement régional, le Togo se positionne au 97ᵉ rang mondial sur 180 États. Il s’agit d’une avancée significative, marquant son entrée dans le « Top 100 » mondial, dans un contexte international globalement marqué par un recul des libertés de la presse.
L’élément moteur de cette progression reste l’amélioration du score global du pays. En un an, le Togo a gagné 4,53 points, passant de 48,03 en 2025 à 52,56 en 2026.
Liberté de la presse : Les piliers de la progression togolaise
Plusieurs facteurs expliquent cette remontée dans les classements de RSF. La sécurité des journalistes constitue un élément important, aucun professionnel des médias n’ayant été tué dans l’exercice de ses fonctions depuis le début de l’année.
La diversité du paysage médiatique contribue également à cette progression, le pays comptant plus de 230 médias, dont une centaine de radios et une dizaine de chaînes de télévision.
Enfin, le cadre légal joue un rôle déterminant, avec l’application de la loi de 2020 encadrant le journalisme et garantissant l’accès à l’information, qui continue de structurer positivement le secteur.
Des défis pour franchir un nouveau palier
Pour progresser davantage dans le classement de la CEDEAO et viser le top 5 régional, le Togo devra relever plusieurs défis persistants relevés par RSF :
Précarité économique : les médias font face à de fortes contraintes financières, limitant leur indépendance.
Service public : les organes de presse étatiques peinent encore à garantir pleinement leur neutralité.
Contexte politique : la liberté de la presse reste étroitement liée au climat politique, influençant les conditions de travail des journalistes.
À l’échelle mondiale, la Norvège conserve la première place du classement, tandis que l’Érythrée ferme la marche. Pour le Togo, ce classement 2026 confirme une dynamique positive, qui devra désormais être consolidée pour espérer rejoindre le peloton de tête ouest-africain.